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“Dossier Tabou” sur le harcèlement sexuel, ce dimanche 1er octobre sur M6

“Dossier Tabou” sur le harcèlement sexuel, ce dimanche 1er octobre sur M6

Ce dimanche 1er octobre à 21:00, Bernard de la Villardière proposera d'ouvrir sur M6 un nouveau “Dossier Tabou” sur le harcèlement sexuel que vivent les femmes au quotidien.

Regards insistants, propositions indécentes, injures, attouchements et agressions : les femmes françaises sont très régulièrement victimes de harcèlement sexuel. Une récente étude de l'INSEE révèle que 10% d'entre elles, âgées de 18 à 29 ans, ont subi au cours de l'année des baisers ou des caresses contre leur gré.

Cette dégradation de la condition des femmes a récemment été mise en lumière par les révélations sur le harcèlement dans le quartier de la Chapelle à Paris et la polémique sur les bars réservés aux hommes, comme à Sevran en Seine-Saint-Denis. Une femme sur quatre reconnaît ne pas se sentir tranquille dans la rue ou dans les transports. Mais le calvaire que subissent les Françaises de toutes conditions ne se limite pas à l'espace public. D'après une étude, une femme sur cinq est ou sera harcelée sexuellement au cours de sa vie professionnelle.

Le vent de liberté qui a soufflé dans les années 60-70 aux grandes heures du mouvement féministe et de la révolution sexuelle semble parfois bien loin. Les mentalités sont-elles en train de changer ? Vit-on une période de régression en matière de mœurs et d'égalité des sexes ? Un chiffre a de quoi inquiéter un demi-siècle après l'apparition de la mini-jupe : près d'un Français sur trois estime aujourd'hui que la responsabilité d'un violeur est atténuée si la jeune femme porte une tenue sexy.

Mais l'heure de la révolte a sonné. Aujourd'hui, des Françaises osent exprimer leur colère et leur ras-le-bol, notamment sur les réseaux sociaux. Nous sommes partis à leur rencontre. Nous leur avons donné la parole et - pour mieux comprendre ce dont elles sont victimes - nous les avons filmées dans les rues de Paris, Lyon ou Montpellier. Nous avons découvert que pour échapper aux harceleurs, de nombreuses jeunes femmes ont d'ores et déjà modifié leur mode de vie. Elles évitent par exemple de porter une jupe et adaptent leurs horaires de sortie et leurs trajets.

Refusant cet état de fait, des étudiantes lyonnaises ont posé dans la rue, brandissant un panneau avec cette question : « Ma tenue mérite-t-elle de me faire agresser » ? Nous avons découvert avec stupéfaction que les premiers passants à répondre par l'affirmative sont des jeunes. Nombre d'entre eux estiment qu'une femme doit cacher sa silhouette si elle ne veut pas se faire harceler ou insulter.

Dans la rue comme au lycée, nous avons constaté que cet état d'esprit est bien ancré chez les jeunes Français. Une mentalité qui empoisonne la vie quotidienne des femmes dans certains quartiers. Dans une cité de Creil dans l'Oise, nous avons constaté que des trottoirs, des cafés et des commerces sont de fait réservés aux hommes. Tout signe de féminité est interdit. Un collectif de femmes a décidé de réagir. Nous les avons suivies dans leur combat. Elles dénoncent la montée de l'islam radical dans leur quartier ; une interprétation rigoriste de la religion qui cantonne la femme à la maison. Mais au-delà de cette explication religieuse et culturelle, harcèlement et sexisme sont profondément ancrés dans notre société. La publicité, la pornographie et même le rap renvoient l'image de femmes objets, soumises au désir des hommes. Tous les milieux sont concernés.

Dossier Tabou a également enquêté sur le harcèlement au travail. Les femmes qui en sont victimes sont plus en plus nombreuses à dénoncer leur harceleur. Nous avons suivi le combat de Roselyne, une secrétaire de mairie harcelée pendant deux ans par le premier élu de la commune, et celui d'une ex-employée d'une centrale syndicale victime de pressions physiques et psychologiques exercées pendant des années par un cadre dirigeant, en toute impunité.

Face aux harceleurs, la réponse judiciaire semble inadaptée : difficulté à établir les preuves, silence des témoins, lenteur de la justice… 94% des dossiers sont classés sans suite au pénal. Et quand des peines sont prononcées, elles sont parfois très légères.

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